Une fois n’est pas coutume, intéressons-nous encore aujourd’hui au phénomène en vogue : l’influence.
Je viens lire un billet de Guy Kawasaki, dont la réputation n’est plus à refaire, sur le modèle de transmission de cette fameuse influence, et son application en publicité, suite à une étude.
Récemment, j’avais posté un billet dont la conclusion était que la meilleure des influences, venait de passionnés très connectés. (C’est d’ailleurs les commentaires qui ont mené la conclusion) Le modèle proposé par l’étude menée pour CNET Networks part d’un principe bien différent, et arrive, selon Guy, à trois conclusions majeures :
1/ “The Few Inform the Many” (Un petit nombre en informe un plus grand)
2/ “They Share Because They Know More” (Ils partagent, parcequ’ils en savent plus : Les experts aident les intéressés, et deviennent de plus en plus confiants)
3/ “A Single-Minded Focus” (Un seul intérêt cible : La plupart du temps, les “influenceurs” possèdent plusieurs sphères de connaissance/intérêt)
Mais le point le plus intéressant de cette étude ne se situe pas à ce niveau. C’est la forme classique de la représentation de l’influence qui est remise en cause. Là où la plupart du temps, les professionnels cherchent à toucher les personnes connectées, versus les non-connectées, ils oublient de-facto la classe intermédiaire, celle que l’on pourrait appeler les “connectés modérés”. Et là ou le modèle représentait une pyramide, où, au sommet règnent les “A Listers” comme les appelle Guy, les “gros influenceurs”, le modèle est ici représenté par un diamant, un losange, dont la diagonale est composée de ces fameux “connectés modérés” (entre 1 et 99 connections). Voyez plutôt.
Donc, en laissant de côté le milieu du losange, les agences rateraient l’occasion de communiquer aux masses.
Ce modèle me plait. Il est facile à comprendre. Il me rapelle l’illustration de David Armano sur le sujet de la transmission de le l’influence…
Dans ce modèle, on prend conscience de l’importance de cette catégorie intermédiaire. Les points “2″ et “3″ représenteraient cette masse “influente” permettant d’atteindre de nouvelles sphères d’intérêt, l’information ne découlant pas nécessaiement des points “1″ .
Appliqué au maintenant célèbre diamant, voici ce que ça donnerait…
La conclusion de l’étude est assez similaire à ce que l’on peut entendre depuis quelques moins mantenant :
“So, influence isn’t about reaching those rare individuals at the top of the pyramid. It’s not about targeting people at all…it’s about targeting the places influential people go and catering to the information and community needs they have. ”
-L’influence, ce n’est pas d’atteindre les rares individus en haut de la pyramide (les hyper-connectés) . Ce n’est pas non plus de cibler TOUT le monde. Le but est en fait de cibler les endroits où vont les gens, et de nourrir l’information et les besoins de la communauté-
Encore une petite pierre posée au grand édifice de l’Influence :). Plus ça va, plus je trouve ça cohérent en fait…
(Cliquez ici pour télécharger l’intégralité de l’étude)











J’ai lu la note moi aussi hier, très intéressant, ca confirme ce que nous pensons tous
greg : regarde quand même comme ça évolue bien… I
l y a quelques semaines, à la lecture de “is the tipping point toast” la majorité des gens pensaient que l’influence venait de passionnés hyper-connectés… hors, ici, on se penche un peu plus vers la “masse”…
Chaque étude nous rapproche de la vérité absolue