Hé bien… ça en a tout l’air…
À la demande de mon ancien copain de classe Laurent, je fais suivre la pétition mise en place par l’agence Cap’Com, en réaction à la proposition de loi de Pierre Morel-A-L’Huissier, qui vise à réduire le budget communication des collectivités territoriales, à seulement 0,3% de leur budget global…
À l’heure où la France entière réclame du dialogue, monsieur Morel coupe les communications. Nous savons ce que vous voulez, voilà comment on va vous en priver. Il faut quand même être conscient qu’avec une coupure à 0,3% du budget total ceux qui vont morfler, ce sont plus les petites collectivités, que les grandes agglomérations. Ha! c’est sur que 0,3% du budget d’une petite ville comme Neuilly, c’est déjà pas mal! Mais 0,3% du budget d’un village d’ardèche, c’est pas bézef.
Voici le communiqué :
La communication publique est un service public. Placée au service de l’intérêt général, elle est une dimension essentielle de l’action publique.
À l’heure où les citoyens attendent plus d’information, plus de proximité, plus de transparence, plus de dialogue, la communication publique a pour mission d’informer, d’expliquer, de réunir autour de valeurs communes, de fortifier les liens sociaux. Parce qu’elle est devenue une condition sine qua non d’une gouvernance réellement démocratique, parce qu’elle est au cœur de la relation entre les citoyens et la collectivité, elle exige éthique, rigueur et professionnalisme. Ni gaspillage ni propagande, loin des clichés, la communication assure la transparence quant à l’utilisation de l’argent public que la seule approche comptable d’un pourcentage fixé par la loi ne saurait garantir. Elle éclaire les décisions politiques et contribue pleinement à l’action et la responsabilisation des élus.
Imaginerait-on aujourd’hui une opération de transformation urbaine, un grand projet de ville, un chantier de tramway, la mise en place d’une politique de santé publique, de promotion économique ou touristique d’un territoire, un projet culturel… sans information ni relation avec les citoyens ? Imaginerait-on de relever sans communication les énormes défis de pédagogie, de sensibilisation et de changements de comportements que nécessite le développement durable ? Non, parce que la communication de service public à laquelle nous croyons est synonyme d’accueil, d’écoute, de pédagogie, de relation, de compréhension mutuelle, de débat, de différence et de partage.
Réaffirmer le rôle de la communication c’est réaffirmer le sens du politique, faire grandir l’intérêt des citoyens pour la chose publique, faciliter la participation des habitants à la gestion de la cité. C’est là notre conviction, celle que nous portons chaque jour, celle que nous défendons dans l’intérêt de tous.Lyon, le 28 mars 2008
Ha, et pour conclure, voici la justification Ô combien pertinente de monsieur Morel (accrochez vos boyaux, ces quelques lignes sont particulièrement gerbatives)
« Les dépenses de communication dans le budget des collectivités territoriales ne cessent d’augmenter et celles-ci ne sont pas toujours très lisibles ni justifiées auprès des citoyens. À l’heure de la nécessaire maîtrise des finances publiques et de la dépense publique, il apparaît que les dépenses de communication et de relations publiques doivent pouvoir être contrôlées et rationalisées. Or tel n’est pas le cas aujourd’hui. »
Si vous avez peur pour vos villages et collectivités publiques, allez signer : c’est là.








Signé !
J’ai été bien plus méchant vis à vis de ce cher monsieur More à L’Huissier sur mon blog…
Sinon y a mieux qu’une pétition : un j’aime pas Pierre Morel à L’Huissier collectif
J’espère qu’il va en prendre plein la gueule ce petit rigolo !
Merci pour le lien
Mr Morel a intérêt à bien se tenir à la barre, va y’avoir du tangage du côté de la Lozère…
[…] http://www.unpcplr.com/article-18324118.html […]