Social Media : les choses s’éclaircissent un peu
Le Web est vraiment très surprenant. Il y a deux ans, lorsque je me posai une question, j’avais l’habitude de me rendre sur Google pour y trouver la réponse. Deux fois sur trois, ça marchait.
Depuis quelques temps, c’est encore mieux : quand je me pose une question, il est fréquent que la réponse soit dans un des nombreux flux RSS de mon Netvibes.
Alors qu’hier soir, je m’interrogeai sur ce qu’était réellement le métier d’un professionnel des médias sociaux, aujourd’hui, la réponse vient directement d’un expert confirmé du domaine : Brian Solis.
Dans un billet sur SocialMediaToday, il nous présente de façon claire et organisée l’origine des termes, et les usages qui ont aboutit à la création de cette « pratique » des médias sociaux.
Son billet est vraiment fascinant (et vraiment long aussi), et je vous encourage à aller y faire un tour, je suis persuadé qu’il répondra à pas mal de questions que tout le monde se pose.
Contexte :
With the soaring popularity and adoption of Social Media, companies are realizing that in addition to marketing communications, listening and engagement is quickly becoming pervasive and necessary in order to compete for precious, yet thinned and distributed attention. The days of focusing solely on Web stickiness, eyeballs and clickthroughs are fading. These are the days of immersion, conversations, engagement, relationships, referrals, and action.
Théories :
Social Media Marketing is the use of social media tools to participate online in distinct people-powered communities. Conversational Marketing is first the understanding that markets are conversations and at the same time, conversations are also markets.
Action :
The Social Revolution is the catalyst for the democratization of content and exchange of information, but we’re still experimenting and wrestling with the true impact of this change and how exactly these new models, on every side of the equation, will ultimately settle.
Certainly there??s no shortage of genuine and purported Social Media Experts and Social Media Gurus. But what does that mean to be an expert, and more importantly, who??s truly qualified to socialize real world marketing departments with real world business demands, dependencies, infrastructure, opportunities and responsibilities?
The answer is, experience and the understanding of business and service dynamics and how the socialization of communications, development, and support impacts and benefits people and their peers. Period.
Ultimately, social initiatives will be implemented and deployed independently by each department, working with a social coordinator such as a Community Manager or Social Media Mangaer in conjunction with a CMO, VP of marketing or even a Chief Social Officer. Everything depends on the existing infratructure and social-savvy of the organization. However, it won??t always be simply rooted in Social strategies. As the communications landscape evolves, business will always be influenced by new and interactive media. The landscape of communicatins and the tools used to connect people and stories will continue to evolve. Remember, this is about the sociology of Social Media. Technology changes, people don??t.
De cet article, je retiendrai plusieurs faits essentiels :
Premièrement, comme sus-cité, l’expérience. C’est très logique, certainement, mais j’imagine mal des personnes voulant « s’improviser » professionnels des médias sociaux. J’ai du mal à concevoir que l’on puisse enseigner les médias sociaux, sans mettre en ?uvre… L’expérience la connaissance parfaite du milieu et surtout la pratique (intensive?) sont essentielles. Mais jusque là, tout va bien, j’avais compris.
Ensuite, l’aspect « mise en avant de la conversation » ça non plus, ce n’est pas neuf, mais à force de lire des textes comme celui-ci, ces notions un peu confuses, encore floues dans mon esprit, s’éclaircissent.
?galement, l’aspect « multi-fonctionnel » des médias sociaux. Brian considère qu’ils relèvent des différents champs d’activités souvent rattachés au marketing, mais qu’il s’agit tout de même d’une pratique « en soi », et je pense qu’il est possible de l’appliquer hors contexte « marketing ». Par exemple, à l’échelle locale, je pense au réseau social qu’un ami de la fac a monté, qui consiste simplement à rencontrer des gens en Estrie (la région du Québec où j’étudie) pour faire des activités. Aucun but lucratif, aucun autre intérêt que « se faire du fun ». Et pourtant, pour rencontrer un maximum de gens, il s’implique à fond…
Enfin, l’évolution nécessaire qu’entraîne cette révolution « sociale » : Il n’y a qu’une chose plus difficile que de monter un nouveau business : en transformer un plus vieux. (Hugh MacLeod). L’engouement qu’a suscité le Web a été énorme, et ça dure depuis maintenant une quinzaine d’années. Cependant, à la vitesse à laquelle les choses bougent, j’ai du mal à croire que ce que l’on apprend maintenant puisse rester une vérité absolue. C’est l’importance de la veille permanente…
Alors que les « Webmasters » d’il y a dix ans (les responsables de sites, pas simplement les développeurs) étaient des perles rares, aujourd’hui, ce sont les praticiens des médias-sociaux qui seront au coeur des stratégies en ligne. Parce que la conversation est tellement rapide et facile, elle n’est plus « contrôlable ». Il faudra donc agir à tous les échelons de l’entreprise, de la conception d’un produit aux gestions des relations client à long terme, pour éviter les retombées négatives.
Pour conclure, toujours sur une note d’avenir, Brian nous invite à attendre l’arrivée du Web sémantique, et ce que cela changera en termes de recherche d’information, et de conversation. Et j’avoue avoir hâte d’observer la façon dont ça va (encore) changer les choses ^^