Ha! Les écoles de « commerce »…

Une formation spéciale ? 40 000 euros pour cinq ans.
Un réseau de contacts ? 40 000 euros pour cinq ans.
Un emploi ? 40 000 euros pour cinq ans.

Venir en classe en costard, fumer le cigare en région parisienne dans un château, et rassurer sa famille ça n’a pas de prix.

Pour le reste, il y a les écoles de commerce de seconde zone.

J’adore la façon de ce reportage biaise la réalité de la chose. (Vous avez vu les locaux ? Sincèrement, ça vous fait envie ça ? Moi j’ai du mal avec la moquette bleue, et le micro-bureau de la nouvelle prof)
Attention, je ne critique aucunement les élèves, mais plutôt la façon dont ces institutions fonctionnent… Et aussi le prix, que je trouve totalement ahurissant.

Un conseil à tout bachelier qui ne « saurait pas quoi faire » après le bac (et qui disposerait de 40000 euros): casses toi à l’étranger !

22 Responses to Ha! Les écoles de « commerce »…

  1. Guillaume says:

    Merci de remuer le couteau, même si là où j’étudie les locaux ont vraiment plus de gueule…
    Je ne peux, avec ma rapide expérience de 6 mois en fac en Allemagne, qu’appuyer ton conseil, barrez-vous à l’étranger !!!

  2. geoffrey says:

    Pour être à l’étranger … je confirme …

    :D

  3. Béné says:

    ahah sympa le reportage. Bien d’accord avec les autres commentaires, l’étranger ya rien de mieux.
    Cela dit, pour ma part, si j’ai la chance de vivre au Canada depuis près de 3 ans, c’est d’abord parce que mon école de commerce (intégrée après prépa) avait un partenariat universitaire. Donc ça aide tout de même!

  4. pitOu says:

    Aahhh, les écoles de commerce… Pour avoir passé un an au sein de l’une d’entre elles (ESC Montpellier) et en avoir visité d’autres durant les concours, je peux dire que c’est de la grosse masturbation collective à base de discours pompeux et de chiffres foireux. C’est d’ailleurs pour ça que je me suis barré au bout d’un an : http://blogpitou.free.fr/index.php/2008/08/12/demission/

    J’ai maté le reportage de Capital quand tu l’as balancé sur Twitter et encore, je le trouve un peu léger. On aurait pu parler d’autres trucs encore, et se marrer davantage. Sinon, j’ai bien aimé la garden party cigares + polos de l’école, LOL quoi.

    Puis, pour ceux qui penseraient que 40 000 euros est le prix à payer pour bénéficier d’études solides et d’un diplôme reconnu, sachez que c’est en école de commerce que j’ai rencontré le plus de branleurs et d’idiots dans ma vie. Voilà, voilà :)

    Je finis avec un groupe FB fraichement créé par un ami qui résume assez bien ce qu’il se passe en écoles de commerce : http://www.facebook.com/group.php?gid=52302033856
    Enjoy !

  5. clement says:

    Ã?cole de commerce = Achat camouflé de diplôme. Soyons honnête. Cependant, il y a de très bons intervenants, des profs excellents dans certains cas, et une expérience pro et à l’étranger enrichissante (dans mon cas).

  6. Jb says:

    Tout cet argent pour ça. N’importe quoi, putain, quelle bande de branleurs décérébrés…
    Je ne suis vraiment pas capable de comprendre ça.

  7. Jean says:

    Bon… Je vais apporter un peu l’autre vision : j’ai fait une école de commerce et j’en suis très satisfait. J’ai payé 25000â?¬ en tout pour trois ans (ce qui est le prix pour toutes les écoles de commerce qui recrutent à bac+2), mais je pense que c’est un bon investissement. Il y a le diplôme, bien sûr (qui permet de rentabiliser l’investissement assez rapidement après les études), mais surtout des intervenants et des connaissances de grande qualité (et up-to-date), une session d’études à Berkeley, des jobs et stages à l’étranger et puis le réseau.
    En bref, si je devais recommencer, soit je referais ça, soit je me lancerais directement dans l’entrepreneuriat à l’étranger. Mais le fait de passer un peu de temps à faire des études permet de mûrir un peu et de ne pas brûler les étapes.
    En gros à mon avis on peut réussir avec n’importe quelles études, il faut juste savoir ce qu’on veut et après ça se joue aux qualités humaines.
    Aller en école de commerce et payer toute cette thune sans trop savoir ce qu’on veut faire c’est de la connerie. Si on a un vrai projet et que l’école de commerce entre dedans, c’est une excellente formation.
    My 2 cents

  8. Jean says:

    Et je tiens à préciser que les écoles présentées dans le reportage de Capital sont des énormes clichés. Tant mieux pour elles si elles arrivent à recruter, mais je ne sais pas comment elles osent s’autoproclamer école de commerce.

  9. clement says:

    Attention Jb, le coup des cigares et de la confrérie à l’américaine c’est assez spécial comme milieu, n’oublions pas que capital s’amuse à en rajouter une couche non négligeable dès qu’ils peuvent le faire :)

    En ce qui concerne l’utilité des écoles de commerce, c’est ce qu’on y apporte qui compte le plus et qui fait ce que l’on est. C’est juste un chemin différent de ce qu’apporte l’enseignement public, qui, il faut le dire, n’est pas toujours à la hauteur si on compare les connaissances pratiques des étudiants d’école de commerce et de ceux du public (sans vouloir rentrer dans un débat inutile bien sûr). Le top, à mon avis, c’est de faire du public et du privé, dont une partie à l’étranger + des stages, le plus possible.

  10. Nicolas Bard says:

    ça me rappelle de vieux souvenirs… J’ai fait une école de ce type (LIBS) qui a mis la clef sous la porte il y a 6 ans… On a eu de la chance car on pour ceux qui travaille dans la pub, on s’en est bien sorti : Philippe est patron du Budget Lipton pour le monde, Antoine est DG et je suis un des fondateurs de Né Kid… L’avantage dans la com c’est que le nom de l’école ne compte pas vraiment… ce blog est très sympa en tout cas

  11. issam says:

    Pour avoir fait l’ESSEC et HEC Montréal, je ne peux que vous conseiller cette dernière tellement le système Ã?cole de Commerce en France m’a déçu.

  12. Jb says:

    @clément : oui tu as bien fait de modèrer un peu mon propos, qui n’étais pas très réfléchi je te l’accorde…

    Maintenant, au sujet de l’enseignement public, je pense que là aussi il faut arréter les clichés. Il y a de très bonnes formations dans toutes les filières et dans toutes les universités françaises, ou presque. Bien sûr, il arrive fréquemment d’avoir un ou deux profs largués ou pas vraiment compétents, mais bien souvent, c’est parce que leur employeur (l’état/nous?) leur demande d’enseigner également dans des filières qui ne sont pas du tout leur domaine de recherche. J’ai toujours été dans l’enseignement public et je pense que les formations que j’ai reçues ont toujours étés d’une qualité certaine.

    Par ailleurs, je pense qu’il est indispensable à partir d’un certain niveau d’études d’être en lien avec un centre de recherche scientifique. Cela permet d’obtenir un esprit critique et d’opérer une distanciation indispensable pour ensuite entrer dans le monde du travail et impossible à obtenir dans une de ces écoles pour fils à papa (désolé pour l’expression, mais bon… j’ai tort ?) parce que vous y avez constamment le « nez dans le guidon ».

    ..just my 2 cts

  13. wiLLoÃ? says:

    Je suis aussi d’accord que l’enseignement français laisse à désirer dans sa qualité académique. Je suis à l’ISC Paris et pour avoir été en échange à McGill à Montréal, la différence est flagrante.

    Par contre, faire des études à l’étranger n’est pas une garantie de qualité non plus. Tout dépend de votre choix de carrière si vous souhaitez bosser à l’étranger ou en France, le choix n’est pas le même. Je pense que s’il on souhaite faire ses études supérieures à l’étranger et qu’on veut bosser en France ensuite, ce n’est pas évident. Il est important d’avoir un plan d’études bien défini…

  14. tristan says:

    Je ne vais pas faire de la propagande pro domo parce que je suis dans une, mais je crois qu’il fait faire une différence entre la post prépa et la post bac. Après une bonne prépa bien vécue, l’école ne sert plus à faire travailler l’intelligence, mais à apporter des connaissances dans tous les domaines de l’entreprise, à créer un réseau et finalement acquérir des connaissances pointues dans un domaine spécialisé. Il est fini le temps du savoir scolaire.
    Mais je ne suis pas d’accord sur la qualité de l’enseignement, on des très bons intervenants dont le discours est souvent lourd à « digérer ».

  15. lindenberger says:

    Bonjour à tous !

    Je suis ravie d’apprendre que je ne suis pas la seule à avoir une poussée d’acné en voyant ce type d’images. Ironie du sort je trouve que la prétention nous va très mal, pauvres Français que nous sommes. Effectivement les pays étrangers nous semblent plus attractifs, et c’est bien normal puisque leurs organismes de formations existent depuis bien plus longtemps que les nôtres.

    Par contre je souhaite relancer le débat sur un point que nous Français pouvons exploiter et mettre en avant dans notre cursus, qui est l’alternance en école supérieure.

    Depuis maintenant quelques années, on entend, effectivement, parler de cursus en alternance ou en apprentissage sur des niveaux allant du CAP à Bac +2, mais ce type de formation se démocratise aux niveaux supérieurs. Le Groupe HEMA est un des pionniers dans ce domaine et pourtant les médias ne courent pas les couloirs de ces écoles …

    Je m’interroge alors sur notre manque de réactivité face à ces nouvelles orientations et si, comme Renault (entreprise française) l’a fait avec la sortie de son 4/4, 3 ans trop tard, nous n’allons pas encore louper le coche.

    Alors, alors ?

  16. Olivier says:

    @lindenberger : ton école n’a rien inventé, loin de là. L’alternance est là dans bien des M2 d’Universités Françaises, ou IUP.

    Et l’étranger également. Là où j’étudie, il y a un régime coopératif mis en place, qui permet à l’étudiant de travailler avec des entreprises partenaires SEULEMENT SI IL A DES RÃ?SULTATS SUFFISANTS.

    Et les frais ne dépassent pas 8000 euros…

  17. ESC says:

    Faut arrêter les clichés sur les écoles de commerce, elles ne sont pas toutes pareilles, les formations et les débouchés varient complètement. Moi j’ai fait une école de commerce pour pouvoir accéder à mon objectif professionnel (et même si j’aime voyager) je ne crois pas que ça puisse être suffisant pour acquérir une expérience pro). En tous cas je ne dis pas que tout le monde doit passer par la case école de commerce mais selon l’orientation souhaitée ça peut être une solution et en plus de l’alternance et des différents contrats (pro…), il existe des solutions de financement !

  18. Thomas says:

    Je partage la plupart des avis sur les ecoles de commerces mais attention de ne pas vulgariser tout ça ( voici un detail des differentes formations : http://www.marketing-etudiant.fr/ecole-commerce/ )

    Il faut par exemple savoir qu’il existe des écoles publiques (INT Management si je me souviens bien du nom) et je pense que certains peuvent ressortir grandi d’une experience en école de commerce à condition de prendre du recul !

  19. Nikos says:

    Une mauvaise école de commerce, c’est comme un mauvais produit financier. Plus il y a de publicité et un marketing agressif, plus le produit est mauvais et vous fera plus perdre que gagner !!! Celui qui a compris ça, il a FREE, il a tout compris!!!
    Lol… Les pauvres étudiants qui ont raqué pour leur diplôme qui ne vaut rien et qui sont relégués à des postes de subalternes parce qu’ils n’ont pas les relations… Il avait l’air motivé celui qui payait 6000 euros et son stage à 500 euros lol. On sentait sa motivation: « Nan mais… C’est une bonne formation quand même… » Bah oui, il a investit 30 KE dans sa formation, il va pas dire que c’est de la merde (principe de cohérence et d’engagement, Cialdini —> Quand on a payé 1 an, même si c’est de la merde, on continue pour éviter d’avoir perdu son investissement initial…)
    MDRRRR quoi…. Déjà que la télévision s’adresse à la masse ignorante, quand je vois ce genre de reportages je rigole doucement. Je me demande combien EDC a versé à la 6 pour figurer dans le sommaire de l’émission…
    Et vas y que je te montre des images de garden-party avec des jeunots fumant le cigare au chateau lol
    Voilà pourquoi j’ai vendu ma TV et que je n’ai plus aucune TV chez moi. C’est pour éviter de voir mon intelligence insultée par ces imbécilités.
    La question essentielle que je me pose encore aujourd’hui est:

    Qu’apprend-on réellement dans ces écoles de commerce???

    Je pense qu’on y apprend à se faire baiser bien comme il faut si on a pas le capital social qui garantit le job plus le salaire à la sortie.

  20. jkail says:

    Ce reportage m’a bien fait rire. Ca caricature quand meme beaucoup la réalité des ESC. A titre perso je fais celle de toulouse et je ne m’en plains pas ^^
    D’ailleurs si je comprends bien, sur http://www.oralhec.fr y a des renseignements sur les écoles de commerces les mieux « quotées » en France ainsi que des astuces pour réussir les oraux.
    En tout cas je vous conseille vivement l’esc de Toulouse.

  21. Anonymous says:

    Vous parlez de la qualité de la formation… Une blague.
    J’ai été admis dans une de ces écoles, qu’y ai-je appris ?

    Très peu de choses, parfois, la vacuité des cours était telle qu’un simple échange lors d’un entretien de recrutement pour un stage m’avait de très donné un bonne partie des fondamentaux sur un domaine particulier…

    Vous parlez du niveau des étudiants admis ? Blague magistrale.
    Pour la petite info j’ai été admis avec une moyenne inférieure a 10/20 aux épreuves… Je ne suis pas préparationnaire, pourtant j’ai aujourd’hui une moyenne annuelle supérieure a pas mal de mes amis qui eux sont préparationnaires… L’un d’entre vous parlait de la plus grosse concentration de branlleurs de couilles de mammouth : bien en deçà de la réalité !
    En dessous du réel car dans les brailleurs ils faudrait également compter une partie de l’administration de ces beaux établissements, proportion s’ajoutant a bonne partie des étudiants qu’ils viennen de prepas ou d’admissions parallèles… Mais de grâce ! Rendons également à Césars ce qui est a Césars : une partie du corps professoral porte également une étiquette d’inutiles non sans l’avoir obtenus avec distinction : QCM, cours bâclés voir même abrégés, powerpoints datant du début des années 90, segments de cours non assurés, absences, retards, projets de groupe divisant par 3 le nombre de copies à corriger – quel métier ingrat franchement, surtout vu le salaire… A multiplier par le nombre de postes occupés dans le public et le privé – , etc…
    Félicitons également la direction : locaux loués, sols sales, sales ne disposants que d’une prise, partenariat avec universités étrangères tout aussi mal classées mais moins onéreuses mais vous payez le même tarif, rajoutons en un peu, voulez-vous ? Ô dieu du WiFi qui ne fonctionne pas, peux tu réssoudre ce problème de rétroprojecteur ? Attention, cette année c’est la crise : c’est plus cher, mais saviez vous que grâce à la virtualisations de mostes de travail pour un coût modique, vous bénéficierez en plus d’un superbe serveur à malwares dont vous pourrez, bien entendu, en rapporter un peu a la maison… comme les rejets gastroalcoolisés sous vos chaussures, ou peut-être le magnifique t-shirt de votre bde ou encore la magnifique documentation pour acheter un stage.

    Ah oui les stages ! Je me gausse.
    Au choix femme de chambre dans un hôtel US pour 400 dollars, payez plus de 700€ pour cela.
    Choix, oui c’est le mot même : conventions de stage papier inutilisables, clauses de responsabilités de l’établissement absentes ou minorées, aucune description du contenu des stages, aucun suivi des stages, aucun partenariat avec les entreprises sauf celles vendant des stages, obligation d’effectuer un semestre ou bien un stage ou bien expérience équivalente à l’étranger pour le prestige et le classement de l’école… Ah pour avoir vôtre diplôme, aussi.

    Oui en parfait produit vous vous devez d’être mondialisé, non ne rêvez pas vous ne serez pas moins précaires pour autant mais vous pourrez vous en enorgueillir a loisir sur Facebook… D’ailleurs, si votre école vous formait fermement à une brillante carrière internationale, pourquoi y trouve-t-on si peut d’anciens en poste à l’étranger et la quasi totalité en poste en frnce voir même dans la région ??

    Non ne rêvez pas, jamais ils n’auront aacsb, equis et autres labels… Pour cela il faudrait trier le bon grain de l’ivraie et privilégier le bon grain ce qui ne se fera probablement jamais.

    Quant au réseau, j’en ai plus sur mon mobile que sur le leur.

    A évitez, surtout si vous venez d’admissions paralllèles, plus encore si vous avez un projet professionnel qui ne vous autorise ni a prendre un stage au rabais a l’étranger ni a réaliser une convention bidon.

  22. Oliver says:

    Une école de commerce dépend franchement de ce qu’on en fait à mon avis parce que toutes à l’exception de quelques unes ne donnent pas les billes nécessaires et apprendre un job c’est en situation réel que ça se passe le marketing par example a des bases certes mais selon que vous soyez dans l’industrie, les IT ou autres le job varie complètement. Pour ma part je pense qu’il faut développer des bonnes bases par exemple avec un BSc et apres partir à l’étranger et surtout avoir une bonne culture générale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>