Et ce Superbowl alors ?

Aïe. Ouille.

L’an dernier, j’attendais plus qu’impatiemment le jour J du Superbowl. On avait prédit, les deux mois précédant le match, que les spots s’étaient négociés à des prix « jamais vus ». (presque 3 millions). Et le résultat était là. De mémoire, je me rappelle le fabuleux spot de FedEx et ses pigeons géants, le dalmatien de Bud Light etc.

Avec un peu de recul, ce 43ème Superbowl aura eu son lot de spot sympas. Oui, « sympas » c’est bien ça le drame. À 3 millions de dollar US les trente secondes, en temps de crise, diffuser des spots « sympas » ce n’est pas suffisant. Il faut du grandiose. Il faut que ça prenne aux tripes un public rassemblé autour du match de l’année. Visiblement, les critiques positives n’auront pas été au rendez-vous, et vraiment aucun spot « mythique » n’aura su s’échapper du commun lot de publicité traditionelles.

Comble du comble, il semblerait que le spot préféré des américains, révélé ce matin par USA today ait en fait été créé par un duo de chômeurs. Qui empochent au passage un million de dollars.

It wasn’t just the Arizona Cardinals who met their match in the Super Bowl — so did Madison Avenue. And it could be a game-changer. For the first time, it wasn’t an ad agency that created the best-liked Super Bowl commercial. It was two unemployed brothers from Batesville, Ind., whose ad for Doritos — created for an online contest for amateurs — won them $1 million from Doritos maker Frito-Lay, and leaves ad pros with a lot of ‘splaining to do.

Comme le mentionne très justement Emmanuelle, qui nous livre un debrief très complet de cette soirée, on peut voir cette anecdote de deux façons :

Chacun pourra voir le verre à moitié plein ( 2 chômeurs peuvent créer la pub la plus populaire du moment et se refaire une santé financière ) ou à moitié vide ( 2 chômeurs font des pubs aussi efficaces qu’une armée de créatifs / planneurs chèrement payés ) dans cette histoire comme l’Amérique les aime.

On pourra toujours se rassurer avec un spot assez étrange pour Hulu, très frais et inattendu. Vraiment la seule surprise de cette soirée. (Parce que Bud et les poneys, ça va bien cinq minutes…)

Si jamais vous avez besoin d’un comparatif, le NY Times a mis en place un petit outil extrêmement bien fait qui permet de revoir 20 ans de publicité superbowlistique. Je ne suis certainement pas assez vieux pour être « nostalgique » de ces deux décennies, mais je vais bien perdre une heure à regarder ce qui se faisait il y a quinze ou vingt ans.

3 Responses to Et ce Superbowl alors ?

  1. Roland says:

    Tu ne précises pas – et je pense que c’est interessant de le souligner – que Hulu étant une initiative de NBC, la chaine a carrément offert l’espace de diffusion de ce spot.

  2. C’est vrai, les pubs étaient moins sympas. Le match était pas mal lui !
    En tout cas, merci pour le lien vers l’outil du Times !

  3. Olivier says:

    @Roland : exact, même si NBC n’est la seule actionnaire de hulu. Mais payé ou pas, l’important, c’est quand même d’avoir transformé Alec Baldwin en alien… non ?

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