Twitter + Superbowl + NY Times = un outil funky

Si Twitter est un outil assez exceptionnel pour se faire une opinion globale, d’un sujet assez général, il ne lui manque que deux aspects non-négligeables pour en faire le parfait outil de veille : la dimension temporelle et la dimension géographique.
Bénéficiant cependant d’une API suffisamment solide, twitter permet à n’importe quel développeur assez doué, de pondre des applications géniales.
Le dernier exemple sort des locaux du New York Times, où les informaticiens se sont amusés à mapper ce qui se disait pendant le SuperBowl, temporellement et géographiquement. (Même si on sait que seulement 50% des gens environ, indiquent leur provenance sur Twitter)
Je sais qu’il n’y a rien « d’extraordinaire » dans cet outil, mais en y regardant de plus près on peut déjà commencer à imaginer des solutions alternatives aux traditionnels sondages ou études d’opinion.

Twitter n’est pas encore assez implanté dans les mœurs françaises, et on pourrait se demander s’il est légitime d’inférer à toute une population, les données qui y circulent. En revanche, j’ai bien l’impression que la disparité des profils des utilisateurs américains pourrait permettre de tirer quelque chose de concret de toutes ces conversations.

Si on reprend l’exemple du joujou expérimental du NYT, on peut s’apercevoir que la conversation suit ce qu’il y a à l’écran. On voit très bien grossir des termes comme « ads » ou « commercials » pendant les pubs, et c’était même plus significatif que les conversations liées au match (qui se résumaient à « Steelers », « Cardinals » et « touchdown »… en même temps, c’est du foot américain, je sais). Prenez la mi-temps, et vous verrez que Bruce Springsteen est loin d’être mort.

Je me pose réellement des questions sur la valeur scientifique (quali ou quanti) de telles données… Peut-être que Grégoire pourra nous renseigner en sa qualité de professionnel de la recherche ?

En tout cas, je vous suggère grandement d’aller vous amuser avec les outils du New York Times…