La Micro-sociologie des réseaux
Dimanche 8 mar 2009Ce n’est un secret pour personne, David Armano a le truc pour faire s’enchaîner comme il se doit, des idées encore floues. Le concept de réseau social n’est pas né avec le Web, loin de là. En 73, le sociologue Mark Granovetter introduisait le concept de « force des liens faibles » expliquant l’importance des relations entretenues avec des individus ne faisant pas nécessairement partie de notre entourage « proche ». Plus récemment, en 92, Robin Dunbar avait estimé à 150 le nombre de personnes avec lesquelles on pouvait entretenir une relation stable.
À l’heure où la technologie est « intégrée » à notre mode de vie, force est de constater que même si ces concepts sont toujours pertinents, leurs valeurs fondatrices, elles, ont évoluées.
Je suis, par exemple, persuadé d’entretenir des relations « constantes » avec plus de 150 personnes. Je peux avoir de fortes similarités, et entretenir un lien fort, une relation solide, avec une personne que je n’ai jamais vu, et cela en lui attribuant seulement quelques minutes, en ligne, par semaine. Les liens faibles (connaissances de connaissances) peuvent se transformer en lien encore plus faibles, mais dont l’importance peut se révéler encore plus significative qu’un lien faible dit « traditionnel ». (L’ami d’un ami d’un ami, cherche un pigiste, je conseille l’ami d’un ami).
Voici globalement ce en quoi peut se résumer la pensée de David Armano, qui est aussi la mienne : La nature humaine de change pas : seuls les comportements (et donc les mesures traditionnelles liées à leur étude) évoluent.
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9 mar 2009 à 4:20
Merci pour cete présentation de David Armano. L’humain reste au centre de tout. La slide 47 illustre particulièrement bien les dynamiques actuelles de collaboration et les mécanismes d’intelligence collective (dans la même lignée que Here Comes Everybody de Clay Shirky).