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J’adore faire des comparaisons qui n’ont pas lieu d’être. En creusant un peu nos méninges, il est possible de comparer tout et n’importe quoi… Il est possible de découvrir des similarités étonnantes, entre deux domaines pourtant éloignés.

Pour rester dans une thématique de « sowchiôl meediah » (oui, je prononce à l’anglaise) j’ai repensé au débat qui avait eu lieu il y a quelques années, sur la rémunération des blogueurs (dont certains se faisaient ouvertement traiter de « putes »). Je n’ai pas l’intention de traiter qui que ce soit de « putes » cette fois-ci, calmons-nous.

Par contre, je suis un fidèle de plus en plus converti au fait que les conversations sur les médias sociaux doivent rester naturelles. Le push intensif, je déteste ça, purement et simplement. Envoyer des mails pour avertir d’une info c’est bien. Organiser une communauté de volontaires, c’est bien. Envoyer 10 mails par semaine, suivre tout ce que tu peux sur twitter et facebook c’est TRÈS mal.

Une marque se doit d’être présente, de répondre aux attentes et questions de ses clients etc. Je ne vais pas vous la refaire. N’importe quelle personne tenant un blog « Sowchiôl Meediah » l’a déjà dit. Au moins dix fois.

Par contre, j’ai un très gros problèmes avec les campagnes de « lancement ». On a toujours entendu et ré-entendu que le « Sowchiôl Meediah » ça se faisait sur du long terme. Après ton lancement, il se passe quoi ?

Je ne parle pas des opérations de « buzz » qui ont pour but de stimuler les conversations naturelles, mais de ces gens qui un jour débarquent sur Twitter ou Facebook, pour des actions ponctuelles, qui font ami/ami avec à peu près toute la Terre, et qui, au passage, vous glissent deux trois mots, pour faire la pub à leur client/entreprise.

Ma question est la suivante :

Vous nous prenez pour qui ?

Vous pensez vraiment que parmi toute la blogosphère, quelqu’un est assez crédule pour penser que votre « amitié » est sincère ? Toutes ces « micros interactions positives », une fois la campagne terminée, vont-elles continuer ? Parce que retwitter @(Insert random influencer), ou @(insert random dude who’s talking about us) c’est très sympathique, surtout 20 fois par jour, mais franchement, ça transpire l’hypocrisie et la vénalité. Quand on est une vraie personne, ça s’apelle socialiser. Quand vous êtes payé pour faire ça, s’appellerait presque « jouer avec la crédulité des gens ». Et on peut aller en Enfer pour moins que ça.

C’est pourquoi je propose  une comparaison étrange, mais pleine de bon sens à mon goût, entre un « Sowchiôl Meediah Pactitionner » et un… agent(e) de téléphone rose.

Les objectifs finaux sont les mêmes :

1/ Qui que vous soyez, ils s’en foutent, tant que vous leur parlez
2/ Ils ont l’air intéressés par ce que vous dites en ligne, mais se rongent les ongles derrière l’écran en attendant de vous répondre
3/ Ils ont déjà du se dire « qu’il est con » en pensant à vous, mais vous trouvent visiblement supa-cool sur Twitter
4/ Ils font la promotion de quelque chose qu’ils n’aiment certainement pas
5/ Ils sont là pour vous stimuler
6/ Ils se font gueuler dessus si ils n’atteignent pas leur « chiffres »
7/ Il y a toujours quelqu’un de plus gros derrière eux
8/ Oui, ça l’air personnalisé, mais en fait c’est du racolage massif
9/ Ils peuvent travailler jusque très tard le soir

La seule différence, c’est qu’il y en a un des deux qui n’a pas de diplôme universitaire, et qui gagne mal sa vie.

Et de toute façon, si vous avez besoin de faire du push pour quoi que ce soit, c’est que votre contenu est à chier. Ou du moins pas suffisamment cool pour interpeler les gens… Non ?

Alors quand je vois des gens qui montent des boites et qui se font payer uniquement pour envoyer des twitts, je me marre. Fort. Ces twitts n’ont aucune valeur. Et s’ils en ont actuellement, ils en auront de moins en moins, au fur et à mesure que les marques investiront les « Sowchiôl Meediah »…