Comscore vient de publier quelques chiffres alléchants. Si l’on apprenait il y a quelques mois, qu’un bon quart des contenus partagés en ligne, l’étaient grâce à facebook, on sait aujourd’hui que dans la masse de display ads, 20% sont affichées sur des sites à caractère social. Le numéro un ? Bizarrement Myspace.
ComScore said 30 billion display ad impressions were served through MySpace in June, about 9 per cent of all social networking display ads or 2 per cent of all online display ads, seen by about 64 million unique visitors.
Facebook served less impressions, about 26 billion, but saw more sets of eyes at 67 million unique visitors – which shouldn’t come as a surprise, MySpace’s traffic has been in a free fall for many months, while Facebook seems bent on world domination, recently passing the 250m user mark.

Oui, Myspace est devant (50% des sites sociaux). Même devant Facebook (enfin pas trop). La question que je me pose est la suivante : faut il continuer d’investir sur un média qui subit un réel déclin ? Myspace est en phase de stagnation pour ce qui est du nombre d’inscriptions. Hier, on a même appris qu’au Royaume Uni, Twitter passait devant en termes de fréquentation. Et si l’on s’y penche un peu, la fréquentation « pure » du site se casse la gueule depuis 2007. (Oui, uniquement chez les Anglais, mais je doute qu’ailleurs dans le monde la courbe soit croissante).

Ce qu’on ne peut retirer à Myspace, c’est son côté tribal. Les groupes d’individus qui s’y forment sont facilement identifiables, et obéissent à des « lois » d’utilisation particulières (du genre du fameux et insupportable « thanks for the add » qu’on peut retrouver chez certains « social media experts » sur Twitter). Chez les musiciens et leurs groupies, par exemple, il est de coutume de cross-poster les dates de concert entre page. Les mauvaises habitudes ont la vie dure.
Toutes ces petites actions font qu’il n’y a QUE sur Myspace que ces internautes ont leur repères. Par exemple, il y a quelques mois, je demandais à une amie anglaise de longue date, pourquoi elle n’était pas sur Facebook. Ce à quoi elle répondit « I already have a Myspace ». Ne vous inquiétez pas, elle est revenue à la raison.
On peut donc parler, non pas de rétention, mais « d’habituation », un truc qui fait qu’en plus de revenir, certains utilisateurs ne sont pas à l’aise avec les autres outils… Même si dans l’absolu 90% de ce qui existe comme outil est mieux que Myspace. C’est exactement le même schéma que Skyrock/Skyblog. La masse ne grandit plus, mais va rester disponible encore un bout de temps. La chute ne sera pas brutale, mais plutôt lente et douloureuse. Le temps pour les utilisateurs de réaliser qu’il existe des plate-formes plus efficaces.
Même si ça fait mal, Mspace a été le premier site social à susciter autant l’engouement des acheteurs de média. Il y a encore très peu de temps il était le plus gros, et était resté en haut du classement pendant un bon moment. On peut conclure une seule chose : C’est Myspace que se repose sur ses acquis.
Combien de temps encore ? Pas trop j’espère…

