Martin Sorrell, CEO de WPP, n’est pas très optimiste face au changement qu’entraîne le Web, dans les agences de pub. Il n’est pas anti-digital, loin de là (25% de WPP sera consacré au digital d’ici 3 ans), mais il n’est pas inconscient du fait que la révolution numérique a légèrement chamboulé l’organisation des agences.
En regardant un peu ce qui sort des études universitaires en T.I, on sait que parmi les freins à l’adoption d’une technologie, les hésitations de la direction sont un des facteurs les plus importants de recul. La peur et le manque de volonté d’une direction face à un changement technologique est un des pires trucs qui puisse arriver à une entreprise.
Dans les agences de pub, le problème est double. Non seulement la façon de faire évolue, mais le service aussi.
Quel patron aurait pu croire il y a 15 ans, qu’on utiliserait des trucs gratuits, créés par des étudiants (WordPress, Digg, Facebook…) et qu’on les vendrait à des grandes marques qui veulent faire du « social media » ?
Martin Sorrell a saisi le problème, et a déclaré, tout en faisant amende honorable, que cela pouvait causer du tort à l’industrie…
The WPP boss claimed that brands are being prevented from spending online due to a lack of understanding on behalf of the agencies handling their media budgets.
« The people who run agencies tend to be of an older vintage – to put it politely, » said Sorrell. « They tend to be resistant to change and want to spend the last three to four years of their careers travelling around the world rather than dealing with fundamental strategic issues on a daily basis. »
Je ne sais pas ce que ça signifie… Quand on voit que Maurice Lévy croit super fort au digital, au Web, au mobile, on se demande si Sorrell essaie de tirer sur ses concurrents… ou qu’il vient de shooter dans son pied.


Tu peux retirer la mention « Agences » et la remplacer par « Entreprises »
Le frein au changement existe dans toutes les entreprises mais c’est dommage que les agences de pub dont le métier est d’apporter du conseil aux annonceurs soient elles-mêmes engluées dans des réflexions complexes et donc dans l’impossibilité d’apporter le bon conseil.