11 Responses to Le Capital Social en ligne

  1. Ceux qui réussissent le mieux à se bâtir un capital social sont les travailleurs autonomes ou les chefs d’entreprise eux-mêmes. Ils deviennent facilement amis avec leur communauté. Ils sont souvent disponibles en tout temps et ont le plein contrôle sur leur offre de services. Ils sont souvent passionnés personnellement par ce qu’ils font et ça les rend plus attachants qu’un représentant quelconque.

    Le « community manager » a le défaut d’avoir des horaires de travail et un message d’un tiers à passer. C’est facilement perceptible quand on dialogue avec eux et ça peut sonner faux. Pour réussir, il doit avoir beaucoup de pouvoirs pour adapter l’offre de services pour chaque client potentiel ou insatisfait.

    • Olivier says:

      Disons qu’il y a un truc qui me gène : c’est la volonté, à tous prix, de « construire du capital social », sans en faire une démarche naturelle. Community manager ou autre.

      Je veux dire, que quand la relation avec les gens, en ligne, est motivée par quelque chose de personnel (création de « ressource ») c’est mal. C’est pas complètement honnête… Je vois des gens qui passent leur journée à twitter, juste par intérêt, et pour se faire des contacts.

      C’est un peu comme si on utilisait son capital social, pour augmenter son capital social pour…(infinite loop jusqu’à épuisement).

      • On appelle ça du réseautage dans le domaine des affaires. Il faut provoquer des rencontres dans la vie.

        Si on croit aux résultats au hasard, on ferait mieux de s’achèter des billets de loterie. :-)

        • Olivier says:

          Oui mais il y a bien du monde, qui font du réseautage, juste pour « du réseautage » sans impliquer une dimension personnelle. Je te vois en ligne, et je ne pense pas que tu sois motivé UNIQUEMENT par des intérêts personnels.

          D’autres ça se voit que la seule chose qui comptent c’est eux-même… tu vois ce que je veux dire ? C’est un peu le « that guy » dont parle chris brogan…. :D

          • Oui je comprends très bien « That Guy » de Chris Brogan. Je le sers souvent à des newbies. Je crois qu’on doit être entier en ligne autant personnel et professionnel. C’est ça notre vie. Si on ne fait qu’un côté, on sonne faux et le monde ne sont pas dupes.

            Pour le bénéfice de tous, voici le vidéo de Chris Brogan sur les gens qui ne font que « pitcher » leur produits dans les médias sociaux:

            http://www.youtube.com/watch?v=7kX4oUmm3GA

  2. En somme, j’aime bien. Par contre, je croyais que la notion de capital social faisait surtout référence au réseau, au liens qui unissent les gens, pas au «contenu» ou à l’action elle-même. Par exemple, le fait que Papa travaille dans la grande compagnie me permet d’apprendre l’existence d’un poste avant les autres ou dans le cas de Putnam, le fait que j’ai vu x, y et z à l’église me rend moins réticents à les approcher lorsque j’aurai un besoin ponctuel que si je ne les connaissait pas du tout. Le capital social serait donc la somme des liens (il faut aussi, évidemment, considérer la nature des liens) que une certaine idée de goûts communs partagés c’est-à-dire je partage ce que je pense qui intéressera la communauté pas seulement l’individu.

    Incidemment, comme les types de relations sont très variées, les raisons motivant les individus à jouer le relais le sont aussi. Très bonne analyse, mais n’est-on pas en train d’instrumentaliser et simplifier un peu trop cette notion?

    • Olivier says:

      Disons qu’il y a plusieurs approches. Pour le réseau, tu as l’approche Putnam, très fortement inspiré de Granovetter, qui bridge/bond le capital social (l’individu comble un besoin d’info ou d’émotions via son réseau).

      Et puis tu as une approche dimensionnelle : on « éclate » le concept en sous groupes (Structure du réseau, engagement et relation, structure cognitive, etc)

      En business, l’approche par dimension est vraiment privilégiée depuis l’article de Nahapiet & goshal (vraiment une référence, je peux te l’envoyer si tu veux) !

  3. baptiste says:

    Je pense qu’on peut aussi intégrer le livre de sidlee “Conversationnal Capital » qui peut aussi être intégrer au capital social en ligne.
    Article long et très bon, comme toujours Olive

    • Olivier says:

      Attention avec le capital conversationnel quand même… c’est un bouquin sympa, mais très abstrait encore à mon goût !

  4. Pingback: Les liens de la semaine #6 - Apwn.fr

  5. Carine Müller says:

    Super article. Il m’a aidé à préparer un cours sur ces notions. Merci. Voici une approche sociologique qui pourrait t’intéresser : Frédéric Deschenaux et Claude Laflamme, « Réseau social et capital social : une distinction conceptuelle nécessaire illustrée à l’aide d’une enquête sur l’insertion professionnelle de jeunes Québécois », SociologieS [En ligne], Théories et recherches, mis en ligne le 02 juin 2009, Consulté le 17 janvier 2011. URL : http://sociologies.revues.org/index2902.html

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