Le filtre social : facebook va-t-il tuer le SEO ?
Pete Cashmore ne mâche pas ses mots, quand il décrit les changements qu’entraîneront les nouveautés annoncées par Facebook. Là où depuis des années, on tentait de plaire à Google, le « like » de Facebook pourrait devenir un nouveau standard de l’industrie (des médias, du marketing et de tout ce qui va avec).
Appearing on the first page of Google results for your chosen search term is perhaps the online equivalent of an Oscar win.
As Google rose to become the barometer of all that’s worthy on the Web, publishers rushed to change their sites to appease the Google god. « Search Engine Optimization » became a massive industry; a multitude of SEO consultants sprung up, offering to tweak your Web site to better fit Google’s measure of the Web.
What if Facebook Likes take off? Or to use the proper jargon: What if the Open Graph becomes the measure of the Web? Will publishers change their sites to appease our new overlord?
I’m already seeing it: Thousands of sites are adding Facebook’s version of semantic data in preference to the open standards as Facebook becomes the new kingmaker. In the week since launch, more than 50,000 Web sites have added Facebook’s « social plug-ins. » All of which will make it blissfully easy for Facebook to organize the Web:
Facebook Optimization may be the new SEO.
Le filtre social a de l’avenir
Il y a quelques mois, j’exposais mon point de vue sur le fait que trop de SEO avait tué la pertinence des résultats. Qu’à force de vouloir être meilleur en décodage des algorithmes de Google, on finissait par oublier les principes de base du contenu. J’ai un peu changé d’avis depuis, mais je reste certain que la simple position dans les résultats d’un moteur de recherche n’est plus une finalité, ni un gage de qualité.
Le backlink signifiait qu’un contenu était apprécié par un éditeur de site. Aujourd’hui, même si je n’approuve pas totalement les propos de Pete Cashmore ou Nick O’Neill, qui avancent que le « like » est le nouveau lien, je reste persuadé que son importance pour estimer la cohérence d’un contenu est critique.
Le « filtre social », cette propension des membres de notre réseau à vouloir partager un contenu qu’ils ont jugé être de qualité est un aspect à prendre en compte, bien plus que la simple « apparition » dans les résultats d’une requête.
Retrouver le contenu : le problème du temps-réel
C’est certainement le plus gros problème de Facebook ou Twitter : l’information y est consommée super rapidement, et le contenu partagé s’évapore aussi vite qu’il a été diffusé. Si l’accès à un contenu pertinent est instantané, vu la quantité de liens qui est partagée chaque jour, l’accès à cette info quelques jours seulement après publication est une problématique que seuls les moteurs de recherche parviennent à résoudre à l’heure actuelle.
Preuve flagrante : sur Facebook, je suis tombé sur un article qui expliquait que la majorité des retweets étaient effectués dans les 24h après l’émission du contenu original. Impossible de remettre la main sur les chiffres précis au moment où je rédige cette ligne…
L’efficacité des réseaux sociaux ou informationnels sur ce point précis est un indicateur clé, du fait qu’ils ne réussiront pas à détrôner les moteurs de recherche. En revanche, si les moteurs de recherche pouvaient avoir accès aux données ainsi créées, par un « like » ou toute autre forme de micro-interaction, pour pondérer leurs résultats, on pourrait arriver à quelque chose de très cohérent. Le souci, c’est que Facebook ne veut pas lâcher ses datas aux concurrents…
In addition to simplifying the process for the majority of users who visit a site to state that a piece of content is a good one, Facebook has also forced publishers to include more structured data about content. While Google can still crawl the RDFa-formatted metadata that publishers must now include, Facebook is locking everybody else out from accessing the massive amount of “Like” data.
While Facebook has effectively reduced the friction for information flowing into their system, they’ve also blocked out the other major players from accessing this data (Google, Yahoo, etc). The act is of course in Facebook’s own interest and despite the protest among the new group of “OpenLike” supporters, it’s likely that this model will work for Facebook. If all goes well, we may find out that the “Like” has in fact become an effective replacement to the modern link.
Pourtant, à y réfléchir, un modèle hybride qui permettrait de faire remonter l’information en fonction à la fois du code, mais aussi des interactions ayant eu lieu autour de ce contenu (le « like »), serait hyper sexy… Peut-être que des initiatives comme Open Like permettraient de rendre ce modèle plus concret, parce qu’à l’heure actuelle, Facebook n’a pas l’air très partageur. (dommage, car nous sommes les premiers à y perdre).
Ho, et pour ce qui est du nouveau terme « Facebook Optimisation », ce n’est pas simplement « ajouter un bouton like dès que tu peux ». Toute la sémantique des pages est à revoir, et je ne pense pas que quelques notions en html suffiront… on laissera faire les vrais pros, quand le temps sera venu. Ces outils sont obligatoires… mais installer un bout de code sous un titre ne veut pas forcément dire « optimiser ».