« David after dentist » vend maintenant des brosses à dents, ou l’art de passer à côté d’un très bon coup

L’an dernier, personne n’est passé à côté du petit David, a.k.a « David after dentist », la vidéo où l’on voyait un petit garçon complètement défoncé à l’arrière de la voiture de son père, celui-ci ne ratant pas l’occasion de filmer l’état léthargique de son fils, questionnant « is this real life ? ».
Buzz énorme avec plus de 65 millions de vues, et des spoofs aussi improbables que la transformation du gamin en Dark Vador.

Il n’en fallu pas plus à la marque « Dr Fresh », pour tenter de s’accaparer la popularité du gamin. À moindre coûts, bien entendu, puisque le big boss a demandé à sa fille de 14 ans, en échange d’un iPad, de retrouver David, pour lui proposer de tourner dans un spot pour la brosse à dents « firefly », (une brosse qui flashouille).

On récapitule :
Un gamin, populaire parce qu’il va chez le dentiste : check
Une marque avec un produit sexy pour les enfants : check
Cohérence potentielle : très bonne
Résultat final : caca

Dommage, c’est l’adjectif qui me vient à l’esprit.

Dommage car avec un minimum de créativité, ils auraient pu obtenir un résultat génial. Le retour de David, un truc du genre… mais non. Ça ressemble juste à une vieille infomercial. Peut-on réellement blâmer David ou son père ? Absolument pas : c’est pas leur métier. Qui n’aurait pas accepté de tourner un spot maison en échange de quelques centaines/milliers de dollars ?

Par contre, on peut jeter un petit blâme à Puneet Nanda, le boss de « Dr Fresh », pour avoir pensé que la simple présence de David allait booster ses ventes. C’est juste un symptôme classique du « micro-celebrity-highjacking marketing ». Sans aller jusqu’à un investissement similaire, rappelez vous Dr Pepper, qui reprenait le succès de Tay-Zonday, dans un belle adaptation de chocolate rain.

Au final, une vidéo fadasse, un produit à peine mis en valeur, et le niveau d’émotion provoqué chez les gens avoisine le zéro. Le seul moment où on trouve ça drôle, c’est quand on voit la face du gamin qui a grandi. Le reste, c’est lourd.

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