Forrester Update sa Social Technographic Ladder

Chaque année depuis 2007, l’institut de recherche Forrester publie les résultats de sa « social technographic ladder« , une mesure globale du niveau d’engagement des internautes face aux activités sociales. Une composante clé de toute présentation, brief ou rapport si vous travaillez dans une agence.

Depuis 2007, les chiffres de l’engagement n’ont cessé de progresser. Début 2010, une nouvelle « catégorie » est même apparue : les conversationnalistes (les gens qui mettent à jour leur status facebook fréquemment, ou ceux qui utilisent twitter de façon plus ou moins régulière).

Le second trimestre 2010 aura vu cette tendance à la hausse se calmer. Un « plateau » a été atteint dans la création de contenu, du moins aux US. (Voir le post d’Aziz pour les chiffres Français).

En revanche, les « joiners », eux ne subissent pas de réelle baisse : drivés par Facebook, l’adoption de la pratique de réseautage est en constante augmentation.

Augie Ray, un de mes top-blogueurs du moment, ajoute ses précisions, pour expliquer ce potentiel ralentissement :

Not every person has a burning need to be a reporter, an industry expert, a videographer, a musician, a thought leader, an editor or a broadcaster. The fact that more than 1 in 5 online adults in the US are exhibiting Creator behavior is a testament to how social technologies have lowered the bar, since these tools have allowed more people to create and distribute their ideas, opinions and creations than was ever possible in the past. (…)

As social media has become a major communication channel for many people, it becomes hard to avoid for others.  Even those with no intent to share continue to join so they can keep in touch with friends, children and grandchildren. Today, avoiding social networks is about as easy to do as avoiding email—it’s possible, but it comes at a substantial cost in terms of relationships and knowledge.

J’oserais presque ajouter que beaucoup sont passés dans une phase de « découverte » de création de contenu au cours des deux dernières années. Et qu’ils ont abandonné. De mémoire, on a vu émerger des tonnes de blogs entre 2008 et 2009, mais je n’ai pas senti de réelle augmentation cette année. (Peut-être que certains ont compris qu’à part M.Arrington, très peu de gens deviennent riches en bloguant ?)

L’utilisation de Facebook, de son côté, qu’elle soit intensive ou non, est de plus en plus inévitable. Les inactifs (ce qui n’ont pas de profil) sont peut-être plus nombreux, mais ils représentent nécessairement une partie carrément « réfractaire » à cette technologie (dans les 18-45 ans). Des gens qui s’en privent de façon volontaire, pour diverses raisons (peur du big brother etc.)

La seule chose que ces gens ne savent pas, c’est qu’elles sont certainement sur Facebook, qu’elle le veuillent ou non.