Greenpeace ressort l’artillerie loudre contre Fonterra
On ne connaît pas Fonterra en Amérique du Nord, ni en Europe. Pourtant, ce consortium laitier serait, d’après Greenpeace, en grande partie responsable de la déforestation, du à sa surconsommation de noyaux de palme.
On ne rentrera pas dans le débat ici non plus, mais comme la dernière fois avec Nestlé, on observe que GreenPeace a trouvé son template pour nous pousser à l’action.
Beurk.
Si vous étiez attentifs à vos cours de Marketing, vous vous rappellerez d’un modèle super simple : AIDA. Attention / Interest / Desire / Action. Et bien Greenpeace en est le parfait utilisateur. On pourrait même (sans mauvais jeu de mot) remplacer le premier A par un S pour « shock ».
Pour l’instant, les conséquences sont infiniment minimes, en comparaison du succès de la compagne contre Nestlé. Fonterra n’a pas de page Facebook. On ne peut pas voir les premiers effets de cette prise de conscience soudaine et collective… Et on a donc moins envie de s’élever : on a le sentiment d’être un peu seul à signer… alors que sur la page Facebook de Nestlé, on avait toujours l’impression d’avoir atteint un seuil d’action collective.
Honnêtement, je ne suis pas convaincu du résultat. Fonterra réagit bien et met à Greenpeace, le nez dans son caca :
« From our perspective, it’s another publicity stunt by Greenpeace – just another publicity stunt – and I think New Zealanders will see straight through it.
« It’s designed to shock. »
Plus la marque est grosse, plus on veut se battre contre elle ? Doit-on réellement sentir un élan collectif pour prendre une décision liée à une opinion politique, en ligne ? Si la seule option qu’on me propose c’est de signer une pétition virtuelle… ai-je réellement envie de m’impliquer ? Ça commence à devenir intéressant là…
Pour plus d’infos, tout part de là.