Facebook et activisme : clore le sujet
Voir la façon dont les médias ont mis (et mettent toujours) de l’avant Facebook et compagnie lors des récents événements dans les pays arabes est assez comique. J’ai toujours été partisan de Gladwell, même si ce dernier, avec raison, a reconnu le rôle des nouveaux outils dans la propagation des mouvements sociaux.
De même, j’ai trouvé complètement stupide l’analyse similaire qu’on avait fait ci et là, de l’usage des nouveaux médias mobiles dans la propagation des mouvements de révoltes londoniens, que l’on pourrait par synthétiser par : À cause des blackberry et des textos, les jeunes s’organisent mieux pour tout défoncer.
Mon point est définitif : l’usage d’un outil n’est que la résultante d’un besoin fondamental : celui de communiquer et de socialiser, ou celui de s’organiser.
Facebook n’a pas été le déclencheur de quoi que ce soit, et Zuck lui même semble en être pleinement conscient.
« My personal take on this is that social media’s role is maybe a bit overblown in that, » Zuckerberg said. « If people want change, they will find a way to get that change. I don’t pretend that if Facebook didn’t exist that this wouldn’t have been possible. »
Au passage, lorsque l’on aborde la question du changement, la Chef des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg, ne se gêne pas pour pincer là où ça fait mal :
« If your mission is to connect the entire world … you can’t connect the whole world and not China, »
Il y a donc bien du chemin à parcourir, avant de pouvoir considérer qu’un média (social ou non) puisse être une arme de révolution ultime.
Inutile ? Non.
Élément critique ? Non plus.
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