Google a décidé de combattre les publicités clickbait

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Les publicités sensationnalistes qui poussent par tous les moyens l’internaute à cliquer (clickbait) sont nombreuses sur Internet. Google étant l’un des plus grands annonceurs du web, le moteur de recherche a décidé d’agir contre ces publicités. Une décision tout à fait intéressée puisque ces pubs clickbait génèrent du trafic artificiel en poussant les internautes à cliquer sur du contenu de mauvaise qualité.

Une décision qui joue en faveur du référencement naturel

Google garde jalousement les secrets de ses algorithmes pour que les experts SEO ne puissent pas en tirer avantage. Cependant, le moteur de recherche sait donner suffisamment d’informations pour pousser les professionnels et les internautes amateurs de blogging à produire du contenu de bonne qualité. Faire le tri dans les publicités sensationnalistes est une manière pour Google de continuer dans cette direction.

Le moteur de recherche veut que ses utilisateurs fassent confiance aux résultats qu’ils trouvent. Pour cela, la première page ne doit contenir que des liens de qualité et pas des publicités clickbait. Voilà pourquoi, même dans le référencement naturel, une bonne plateforme de netlinking intègre toujours les liens vers le site qu’elle veut faire remonter dans des articles de bonne qualité.

Google se désintéresse un peu plus du trafic

Depuis plusieurs années déjà, Google ne fait plus du trafic sur un site un indice de sa qualité. Certains sites traitent de sujets si peu connus qu’ils n’ont presque pas de trafic. Pourtant, ils peuvent être les meilleurs dans leurs domaines et doivent donc être placés en première page lorsque la requête de l’internaute correspond.

En décidant de bannir les publicités sensationnalistes, Google continue à se désintéresser du trafic, car ces publicités en génèrent énormément. Elles rapportent de l’argent au moteur de recherche et aux propriétaires du site. Google aurait donc pu les laisser exister. Cependant, la qualité du contenu est ce qui a fait son monopole et Google ne veut pas y renoncer.

Une décision politique ?

La question du poids politique d’une telle décision se pose également. À l’approche des élections américaines, décider de faire le ménage parmi les publicités et de modifier les devoirs des annonceurs, ce n’est pas une décision anodine. D’autant plus qu’elle intervient quelques jours après que Twitter a signalé plusieurs publications de Donald Trump que le réseau social jugeait mensongères.

Une chasse à la désinformation et aux nouvelles sensationnalistes est donc en cours sur l’Internet américain, et donc mondial par extension. Alors que Facebook est sous le feu des critiques pour avoir refusé d’y participer, Google a pris la décision pratique et symbolique de ne plus afficher des contenus mensongers et sensationnalistes.

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